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10 mauvais comportements du chien et comment les changer

Aboiements, sauts, mâchonnements, laisse qui tire, mendicité : 10 comportements gênants du chien, leurs causes et comment les changer sans punition.

Chien noir qui creuse dans le sable sur une plage, projetant des grains derrière lui
Sommaire
  1. Avant tout : écartez une cause médicale
  2. La méthode qui marche pour presque tout
  3. Les 10 comportements gênants les plus courants
  4. Quand faire appel à un professionnel ?
  5. Questions fréquentes

La plupart des comportements qui nous gênent (aboyer, sauter, mâchonner, tirer en laisse, mendier…) sont des comportements normaux de chien, exprimés au mauvais endroit ou au mauvais moment. Pour les changer, on cherche le besoin qui se cache derrière, on empêche l’habitude de se répéter et on récompense ce que l’on veut voir à la place, sans punition. Et quand un comportement change brusquement, on commence par le vétérinaire.

Avant tout : écartez une cause médicale

Une douleur (arthrose, dents, oreilles), une infection urinaire, un trouble hormonal ou le vieillissement du cerveau chez le chien âgé peuvent provoquer grognements, malpropreté, agitation ou destructions. Si le problème apparaît d’un coup chez un chien qui se comportait bien, ou s’accompagne d’autres signes (fatigue, appétit modifié, boiterie), prenez rendez-vous chez votre vétérinaire avant de parler d’éducation.

La méthode qui marche pour presque tout

  1. Comprendre le besoin : ennui, manque d’exercice, peur, excitation, recherche d’attention.
  2. Empêcher la répétition : chaque fois que le comportement « paie », il se renforce. Rangez, fermez, utilisez une barrière ou une laisse.
  3. Apprendre une alternative et la récompenser généreusement : un chien assis ne saute pas, un chien qui tient un jouet n’aboie pas.
  4. Vérifier que vous ne le récompensez pas sans le vouloir, en le regardant, en lui parlant ou en jouant à le poursuivre.

Les cris, les coups, les colliers étrangleurs ou électriques ne règlent pas la cause : ils ajoutent la peur, et le problème revient ou se déplace.

Les 10 comportements gênants les plus courants

1. Il mâchonne tout ce qui traîne

Mâcher est un besoin naturel. Le chiot explore avec sa gueule et soulage ses gencives pendant la poussée des dents définitives, jusque vers 6 ou 7 mois ; l’adulte mâche pour s’occuper et se détendre. Rangez chaussures, câbles et télécommandes, et proposez plusieurs objets à mâcher solides, adaptés à sa taille, en les faisant tourner pour garder l’attrait de la nouveauté. S’il attrape un objet interdit, échangez-le calmement contre un jouet ou une friandise, sans le poursuivre. Seul, un chiot doit rester dans un espace où rien de précieux ni de dangereux n’est à sa portée.

2. Il mordille les mains et les vêtements

Le chiot joue avec la gueule, comme avec ses frères et sœurs : c’est ainsi qu’il apprend à doser sa mâchoire. Jouez avec un jouet long (corde, peluche) plutôt qu’avec vos mains. S’il mord la peau, arrêtez le jeu quelques secondes, puis reprenez avec le jouet. Un chiot qui mordille de plus en plus fort est souvent fatigué ou surexcité : une sieste au calme règle beaucoup de crises. Ne lui tapez pas le museau et ne lui serrez pas la gueule : il pourrait se méfier des mains ou s’exciter davantage.

3. Il aboie trop

L’aboiement sert à alerter, à exprimer l’excitation, la frustration, la peur ou l’ennui, ou à réclamer. Notez quand et pourquoi votre chien aboie : chaque cause a sa solution. Limitez les déclencheurs (film opaque en bas d’une vitre qui donne sur la rue, accès au portail fermé), apprenez-lui à venir vers vous ou à rapporter un jouet quand on sonne, et attendez un instant de silence avant de répondre à un chien qui aboie pour réclamer. Ne criez pas : pour lui, vous aboyez avec lui. Pour un exemple concret, lisez comment calmer un chien qui aboie devant la télévision. Les colliers anti-aboiement, à choc, à jet ou à ultrasons, punissent sans traiter la cause : à éviter.

4. Il saute sur les gens

Il veut saluer de près, à hauteur de visage, et cela marche : on le regarde, on le touche, on lui parle. Tournez-lui le dos et saluez-le calmement dès que ses quatre pattes touchent le sol. Apprenez-lui à s’asseoir pour dire bonjour, récompensé généreusement au moment des retrouvailles, et rentrez chez vous sans effusion. Avec les invités, gardez-le en laisse ou derrière une barrière pendant les premières minutes. Notre article détaille comment empêcher votre chien de sauter sur les gens.

5. Il tire en laisse

Il marche naturellement plus vite que nous, tout l’attire, et tirer lui a souvent permis d’avancer. Équipez-le d’un harnais en Y qui laisse les épaules libres et d’une laisse fixe d’environ 2 mètres. Récompensez-le quand la laisse est détendue, à côté de vous. Dès qu’elle se tend, arrêtez-vous et ne repartez que lorsqu’elle se relâche ; changez de direction s’il insiste. Pas de coups secs : ils font mal et n’apprennent pas la bonne position. Suivez notre méthode pour apprendre à votre chien à marcher en laisse sans tirer.

6. Il mendie à table ou vole de la nourriture

Il insiste parce qu’un jour, cela a payé. Toute la famille, invités compris, doit s’engager : rien ne passe de l’assiette au chien. Pendant vos repas, donnez-lui une occupation ailleurs, comme un jouet à mâcher sur son coussin, ou fermez la porte. Contre le vol sur les plans de travail, ne laissez rien à sa portée et apprenez-lui à rester hors de la cuisine pendant la préparation. Beaucoup de nos plats sont de toute façon trop gras ou trop salés pour lui.

7. Il creuse le jardin

Certains chiens creusent par instinct (terriers, teckels, chiens nordiques), d’autres par ennui, pour trouver de la fraîcheur en été, suivre l’odeur d’une taupe ou s’échapper. Donnez-lui plus d’activité et un coin où creuser est permis, un bac à sable où vous enterrez jouets et friandises. Surveillez-le au jardin pour le rediriger calmement vers son coin, et offrez-lui de l’ombre en été. Nos conseils pour empêcher votre chien de creuser expliquent aussi comment protéger le pied de la clôture.

8. Il détruit ou hurle quand il est seul

Deux causes à distinguer. L’ennui, chez un chien qui manque d’activité, se règle avec une bonne sortie et un jouet d’occupation avant votre départ. L’anxiété de séparation est une vraie panique : hurlements, destructions près des portes, salivation ou besoins chez un chien propre, dans les minutes qui suivent votre départ. Elle demande un apprentissage très progressif de l’absence et souvent l’aide d’un vétérinaire. Ne le grondez jamais au retour : il ne ferait pas le lien et serait encore plus inquiet la fois suivante. Lisez notre dossier sur l’anxiété de séparation chez le chien.

9. Il marque dans la maison ou chevauche

Le marquage urinaire (petites quantités sur des surfaces verticales) et la monte sont plus fréquents chez le mâle non castré, mais les femelles et les chiens castrés le font aussi. La monte n’est pas toujours sexuelle : c’est souvent un jeu, ou une décharge d’excitation ou de stress. Interrompez-la calmement et proposez autre chose. Nettoyez les traces d’urine avec un produit enzymatique, en évitant ceux à l’ammoniaque, dont l’odeur rappelle l’urine. La castration, chirurgicale ou chimique par implant, réduit souvent ces comportements chez le mâle, mais pas toujours : parlez-en avec votre vétérinaire. Voyez aussi nos conseils pour réduire le marquage urinaire.

10. Il grogne, montre les dents ou mord

La peur, la douleur, la protection d’un objet ou de sa gamelle sont les causes les plus fréquentes. Le grognement est un avertissement précieux : ne le punissez jamais, vous supprimeriez l’avertissement sans supprimer le malaise, et le chien risquerait de mordre sans prévenir. Éloignez-le calmement, notez ce qui a déclenché la réaction et consultez votre vétérinaire. Faites-vous ensuite accompagner par un éducateur canin en méthodes positives ou un vétérinaire comportementaliste. En attendant, évitez les situations à risque, et ne laissez jamais un chien qui a grogné seul avec un enfant.

Quand faire appel à un professionnel ?

Sans attendre en cas d’agressivité, de peurs intenses, d’anxiété de séparation, ou d’un chien qui ne se pose jamais, même après une journée bien remplie. Et chaque fois que vous stagnez depuis quelques semaines. Votre vétérinaire écarte d’abord une cause médicale ; un vétérinaire comportementaliste peut, si besoin, proposer un traitement, et un éducateur canin en méthodes positives vous aide à mettre en place les exercices.

Questions fréquentes

Est-il trop tard pour corriger un chien adulte ?

Non. Une habitude ancienne demande plus de patience, car elle a été renforcée longtemps, mais un chien apprend à tout âge. Commencez par la gestion (empêcher la répétition), puis installez l’alternative avec de bonnes récompenses.

Faut-il ignorer un mauvais comportement ?

Seulement quand il cherche votre attention, comme les sauts ou les aboiements pour réclamer. Ignorer ne sert à rien quand le comportement se récompense tout seul : voler un sandwich, creuser ou aboyer sur les passants est agréable en soi. Dans ces cas, empêchez-le et apprenez autre chose.

Pourquoi le comportement empire-t-il quand je commence à l’ignorer ?

C’est un phénomène classique : quand une stratégie qui marchait ne paie plus, le chien insiste plus fort avant de renoncer. Si vous cédez à ce moment-là, il apprend qu’il faut insister davantage. Tenez bon quelques jours, et récompensez le calme dès qu’il apparaît.

Un chien qui se dépense davantage fait-il moins de bêtises ?

Souvent, mais l’activité physique ne suffit pas toujours. Les jeux de flair, la mastication et les séances d’éducation fatiguent aussi la tête. Le repos compte tout autant : un chien, et surtout un chiot, qui manque de sommeil devient plus excitable, pas plus calme.

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