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Prendre un chien

7 races de chiens mignons au caractère facile

Golden retriever, cavalier King Charles, caniche, bichon, coton de Tuléar, shih tzu, bouledogue français : caractère, besoins et santé de chaque race.

Fillette accroupie qui caresse un golden retriever assis sur une allée
Sommaire
  1. Les 7 races en un coup d’œil
  2. 1. Le golden retriever, le compagnon de famille par excellence
  3. 2. Le cavalier King Charles, câlin mais aussi marcheur
  4. 3. Le caniche, le plus facile à éduquer
  5. 4. Le bichon frisé, la bonne humeur en format réduit
  6. 5. Le coton de Tuléar, doux et adaptable
  7. 6. Le shih tzu, le petit lion tranquille
  8. 7. Le bouledogue français, attachant mais fragile
  9. Races brachycéphales : ce qu’il faut savoir avant de craquer
  10. Mignons, mais pas si faciles : les races souvent mal choisies
  11. Où trouver votre futur compagnon ?
  12. Questions fréquentes

Les chiens les plus faciles à vivre ne sont pas toujours les plus photogéniques : un bon chien de compagnie est sociable, peu bagarreur, s’éduque sans difficulté et se contente d’un exercice raisonnable. Les sept races ci-dessous cochent souvent ces cases, à condition de choisir un éleveur sérieux ou un refuge et de connaître leurs points faibles, notamment de santé. La race donne une tendance, pas une garantie : chaque chien a son propre caractère.

Les 7 races en un coup d’œil

RaceGabaritBesoin d’exerciceEntretien du poilPoint de vigilance
Golden retrieverGrand, environ 25 à 35 kgÉlevéMue abondanteHanches et coudes, certains cancers
Cavalier King CharlesPetit, 5 à 8 kg environModéréBrossage hebdomadaireCœur, syringomyélie
CanicheDu toy au grandModéré à élevéTonte toutes les 4 à 8 semainesYeux, rotules chez les petits
Bichon friséPetitModéréBrossages fréquents, toilettagePeau, calculs urinaires
Coton de TuléarPetitModéréPlusieurs brossages par semaineRace plutôt robuste
Shih tzuPetitFaible à modéréBrossage quotidien ou tonteBrachycéphale : respiration, yeux
Bouledogue françaisPetit et trapu, 8 à 14 kgModéré, jamais par la chaleurPoil rasBrachycéphale : respiration, chaleur, dos

1. Le golden retriever, le compagnon de famille par excellence

Sélectionné dans les Highlands écossais à partir des années 1860 pour rapporter le gibier, le golden retriever est doux, patient, sociable avec les enfants comme avec les autres chiens, et avide de bien faire. Il apprend vite, ce qui explique sa place parmi les chiens guides d’aveugles et les chiens d’assistance.

Ses limites : c’est un grand chien, très énergique jusqu’à deux ou trois ans, qui a besoin de plus d’une heure d’activité par jour et d’occupations pour la tête. Il perd beaucoup de poils, adore manger et prend facilement du poids. La dysplasie de la hanche et du coude et certains cancers sont fréquents dans la race : demandez à l’éleveur les résultats de dépistage des parents. Son cousin le labrador partage beaucoup de ses qualités, comme nous l’expliquons dans notre article sur le labrador et les autres chiens.

2. Le cavalier King Charles, câlin mais aussi marcheur

Affectueux, rarement agressif, il s’entend avec tout le monde et s’adapte aussi bien à un appartement qu’à une maison. Il aime le canapé, mais aussi les vraies promenades. Il supporte mal la solitude prolongée.

Sa santé demande de la vigilance. La maladie de la valve mitrale touche une grande partie des cavaliers avec l’âge, parfois tôt, et la syringomyélie, liée à un crâne trop petit pour le cerveau, peut provoquer des douleurs et un grattage dans le vide au niveau du cou. Un éleveur sérieux fait contrôler le cœur de ses reproducteurs.

3. Le caniche, le plus facile à éduquer

Il existe en quatre tailles : toy, nain, moyen et grand. Très intelligent, vif et sportif, le caniche apprend avec plaisir et brille dans les activités canines. Il perd très peu de poils, ce qui simplifie le ménage, mais il demande une tonte régulière chez le toiletteur. Les petits formats sont exposés à la luxation de la rotule, et la race à certaines maladies héréditaires des yeux, pour lesquelles des tests existent.

4. Le bichon frisé, la bonne humeur en format réduit

Gai, joueur et sociable, le bichon frisé vit bien en appartement et s’entend généralement avec les enfants qui le respectent. Son poil bouclé ne mue presque pas mais feutre vite : comptez plusieurs brossages par semaine et un toilettage régulier. Il est sujet aux allergies de peau et aux calculs urinaires, et il supporte mal de rester seul.

5. Le coton de Tuléar, doux et adaptable

Originaire de Madagascar, le coton de Tuléar doit son nom à son poil long et cotonneux. Affectueux, enjoué, sans agressivité, il s’adapte facilement à la vie en ville comme à la campagne et aime participer à tout. Il passe pour une race plutôt robuste. Son poil s’emmêle si on le néglige : brossez-le plusieurs fois par semaine.

6. Le shih tzu, le petit lion tranquille

Son nom évoque le lion en chinois. Race ancienne, développée à la cour impériale de Chine à partir de chiens venus du Tibet, le shih tzu est calme, affectueux et peu exigeant en exercice. Il vit bien avec des enfants calmes, mais reste un petit chien qu’on ne laisse pas manipuler sans surveillance.

C’est une race brachycéphale, à museau court : respiration bruyante, essoufflement à l’effort, mauvaise tolérance à la chaleur, yeux saillants exposés aux ulcères de la cornée. Son poil long demande un brossage quotidien, ou une tonte courte régulière.

7. Le bouledogue français, attachant mais fragile

Joueur, drôle, affectueux, peu aboyeur, il est devenu l’un des chiens les plus populaires en France, et l’on comprend pourquoi. Mais c’est aussi l’une des races dont la conformation pose le plus de problèmes de santé. Beaucoup de bouledogues souffrent du syndrome obstructif respiratoire des races brachycéphales : narines pincées, voile du palais trop long, trachée étroite. Certains doivent être opérés. Ils font facilement un coup de chaleur, même par temps doux, et sont exposés aux malformations des vertèbres, aux hernies discales, aux allergies et aux infections des plis de peau. Les mises bas se font souvent par césarienne.

Si vous craquez, choisissez un chien aux narines bien ouvertes, qui ne halète pas au repos, chez un éleveur qui sélectionne des types modérés.

Races brachycéphales : ce qu’il faut savoir avant de craquer

Le shih tzu et le bouledogue français ont en commun leur museau court, comme le carlin ou le cavalier dans une moindre mesure. Un ronflement permanent n’est pas « mignon » : c’est le signe que l’air passe mal, comme nous l’expliquons dans notre article sur les chiens qui ronflent. Consultez si votre chien ronfle au repos, respire bouche ouverte, s’essouffle vite, régurgite souvent ou fait des malaises. Au quotidien :

  • sortez-le aux heures fraîches en été, et ne le laissez jamais dans une voiture ;
  • préférez un harnais au collier, qui comprime la gorge ;
  • gardez-le mince : chaque kilo en trop aggrave la gêne respiratoire.

Mignons, mais pas si faciles : les races souvent mal choisies

L’ancienne version de cet article citait le berger australien et le corgi. Ce sont de très beaux chiens, mais pas des chiens « faciles ». Le berger australien est un chien de troupeau qui a besoin de plusieurs heures d’activité et de travail chaque jour, et qui peut chercher à rassembler les enfants. Le corgi, autre chien de troupeau, est souvent aboyeur et têtu, et son dos long le rend sensible aux hernies discales. Le husky, irrésistible en photo, fugue et supporte mal la chaleur : lisez notre article avant d’adopter un husky. Le yorkshire, enfin, reste un terrier vif et parfois aboyeur ; nous le présentons avec les plus petites races de chiens.

Où trouver votre futur compagnon ?

  • Chez un éleveur. Rencontrez les parents, au moins la mère, et demandez les dépistages de santé propres à la race. En France, seul un chien inscrit au LOF (Livre des origines français) peut être vendu comme chien « de race ». Le chiot ne peut pas être cédé avant 8 semaines, doit être identifié avant la cession et accompagné d’un certificat vétérinaire. Vous devez aussi signer un certificat d’engagement et de connaissance au moins sept jours avant de l’accueillir.
  • En refuge ou en association. On y trouve des chiens de toutes races et de tous âges, dont le caractère est déjà connu. Préparez la rencontre avec nos questions à poser lors d’une adoption en refuge.
  • Pas en animalerie : la vente de chiens y est interdite depuis le 1er janvier 2024. Méfiez-vous aussi des annonces en ligne sans numéro d’identification ni preuve d’inscription au LOF, et des prix anormalement bas.

Questions fréquentes

Quelle race choisir pour un premier chien ?

Le golden retriever, le labrador, le cavalier King Charles ou le caniche sont souvent conseillés pour leur facilité d’éducation. Le premier critère reste cependant votre mode de vie : temps disponible, logement, activité physique. Un chien adulte de refuge au caractère connu est souvent le choix le plus simple.

Existe-t-il des chiens hypoallergéniques ?

Non. Les allergènes se trouvent dans la salive, les squames de la peau et l’urine, pas seulement dans les poils. Les races qui perdent peu de poils, comme le caniche ou le bichon, en dispersent moins dans la maison, mais la tolérance varie d’une personne à l’autre : passez du temps avec un chien de la race avant de vous engager.

Un petit chien est-il forcément plus facile ?

Pas toujours. Certaines petites races aboient beaucoup, sont plus longues à rendre propres ou se blessent facilement avec de jeunes enfants. Leur nourriture coûte moins cher et ils se transportent facilement, mais ils ont besoin, comme les grands, de sorties quotidiennes et d’éducation.

Mâle ou femelle : lequel choisir ?

Les différences entre individus comptent plus que le sexe. Le mâle est souvent un peu plus grand et marque davantage son territoire ; la femelle non stérilisée a ses chaleurs, en général deux fois par an. Parlez de la stérilisation avec votre vétérinaire, qui vous conseillera selon la race et le mode de vie.

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