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Bouillon d'os pour chien : bienfaits, recette et précautions

Le bouillon d'os hydrate et rend la gamelle appétente, sans le danger des os. Ses vrais bienfaits, notre recette sans oignon ni sel, et sa conservation.

Os à moelle et morceaux de viande qui mijotent dans une marmite de bouillon
Sommaire
  1. Qu’est-ce que le bouillon d’os ?
  2. Quels sont les vrais bienfaits du bouillon d’os ?
  3. Comment préparer un bouillon d’os pour chien ?
  4. Combien en donner et comment le conserver ?
  5. Quand consulter un vétérinaire ?
  6. Questions fréquentes

Le bouillon d’os est un bon complément pour la plupart des chiens : il hydrate, rend la gamelle appétente et apporte un peu de gélatine, sans le danger des os eux-mêmes. Ses vertus sont toutefois plus modestes que ce qu’on lit souvent : ce n’est ni un remède pour le foie, ni un traitement de l’arthrose. Préparé sans sel ni oignon, soigneusement filtré et dégraissé, il a toute sa place dans la gamelle.

Qu’est-ce que le bouillon d’os ?

C’est un bouillon obtenu en faisant mijoter longuement des os, avec un peu de viande et de cartilage. La cuisson lente transforme le collagène des cartilages, des tendons et de la peau en gélatine : c’est elle qui fait prendre le bouillon en gelée au réfrigérateur. On y trouve aussi des acides aminés (glycine, proline), un peu de minéraux et de la graisse, que l’on retire.

Les os, eux, ne doivent jamais finir dans la gamelle. Après une longue cuisson, ils deviennent cassants et se brisent en éclats qui blessent la gorge, perforent l’intestin ou forment un bouchon : les os cuits sont l’une des urgences chirurgicales les plus fréquentes chez le chien. Le bouillon permet de profiter du goût de l’os sans ce risque, à condition d’être bien filtré.

Quels sont les vrais bienfaits du bouillon d’os ?

Ce qui est acquis

  • Il hydrate. C’est son premier atout, pour un chien qui boit peu, nourri aux croquettes, ou par forte chaleur.
  • Il donne envie de manger. Versé sur la gamelle, il réveille l’appétit d’un chien convalescent, âgé ou difficile. Si le vôtre boude sa nourriture, cherchez d’abord la cause : voyez pourquoi un chien n’a soudain plus envie de manger.
  • Il est doux pour l’estomac. Bien dégraissé, il passe facilement et peut accompagner la reprise alimentaire après une petite gastro, avec l’accord de votre vétérinaire.
  • Il apporte des protéines sous forme de gélatine, pour peu de calories une fois dégraissé.

Ce qui reste à prouver

  • Les articulations. Le bouillon contient un peu de glucosamine, de chondroïtine et de collagène, en quantités variables et sans doute bien inférieures aux doses des compléments étudiés. Aucune étude n’a montré qu’il soulage l’arthrose du chien. S’il souffre, parlez-en à votre vétérinaire : il existe des traitements efficaces.
  • Le foie « détoxifié ». Le foie élimine les toxines sans aide, et aucun aliment ne le « nettoie ». La glycine du bouillon n’y change rien de mesurable.
  • La flore intestinale. Le bouillon ne contient pas de probiotiques et rien ne montre qu’il « répare » la paroi de l’intestin. Pour des ferments lactiques, un yaourt nature fait mieux.
  • Les minéraux. Même avec du vinaigre, les os relâchent peu de calcium dans l’eau : le bouillon ne remplace pas le complément minéral d’une ration ménagère.

Comment préparer un bouillon d’os pour chien ?

Les ingrédients

  • 1,5 à 2 kg d’os crus avec un peu de viande et de cartilage : carcasses, ailes ou pattes de poulet, riches en collagène, ou os à moelle et jarret de bœuf ;
  • de l’eau froide, de quoi recouvrir les os d’environ 5 cm ;
  • facultatif : une cuillère à soupe de vinaigre de cidre pour 4 litres d’eau environ, réputé aider à extraire le collagène (son effet est discuté) ;
  • facultatif : une ou deux carottes et une branche de céleri en morceaux, pour le goût.

Si vous partez de la carcasse d’un poulet rôti, elle ne doit avoir été ni salée ni assaisonnée.

La préparation

  1. Mettez les os dans une grande marmite, une mijoteuse ou un autocuiseur, couvrez d’eau froide et ajoutez le vinaigre.
  2. Portez doucement à frémissement et écumez la mousse grise qui remonte les premières minutes. Baissez ensuite au minimum : le bouillon doit à peine frémir, jamais bouillir à gros bouillons.
  3. Laissez cuire 8 à 12 heures pour du poulet, 12 à 24 heures pour du bœuf, ou deux à trois heures en autocuiseur. Pour une cuisson de nuit, la mijoteuse est plus sûre qu’une marmite sur le feu. Ajoutez les légumes pendant la dernière heure.
  4. Filtrez à travers une passoire fine, puis une seconde fois à travers un linge propre pour retenir les petits fragments d’os. Jetez les os aussitôt dans une poubelle fermée, ainsi que la viande des carcasses de volaille, pleine de petits os.
  5. Refroidissez le bouillon rapidement (en petits récipients, dans un bac d’eau froide) et mettez-le au réfrigérateur dans les deux heures.
  6. Le lendemain, la graisse a figé en surface : retirez-la entièrement à la cuillère. Dessous, le bouillon a pris en gelée, signe qu’il est riche en gélatine.

Les légumes ajoutent surtout du goût. Ils ne rendent pas le bouillon « riche en vitamines » : la plupart ne résistent pas à une cuisson aussi longue.

Ce qu’il ne faut jamais y mettre

  • Oignon, ail, poireau, échalote, ciboulette. Même cuits, ils détruisent les globules rouges du chien, et leur toxine passe dans le liquide (voir pourquoi l’oignon est interdit).
  • Sel, cubes et bouillons de cuisine. Un cube contient beaucoup de sel, et souvent de l’oignon ou de l’ail en poudre. Si vous achetez un bouillon tout prêt, choisissez-en un formulé pour chien et lisez sa composition.
  • Épices, poivre, vin.
  • Algues (varech, kelp). Très riches en iode, elles peuvent dérégler la thyroïde : uniquement sur conseil vétérinaire.

Combien en donner et comment le conserver ?

Comptez, en ordre de grandeur, une à deux cuillères à soupe pour un petit chien et un demi-verre pour un grand, versées sur le repas. Dégraissé, le bouillon apporte peu de calories ; s’il est donné chaque jour en quantité ou s’il remplace une partie de la gamelle, intégrez-le à la ration avec notre calculateur de ration ménagère.

ConservationDuréeConseil
Réfrigérateur3 à 4 joursRécipient fermé, à jeter s’il sent l’aigre
CongélateurEnviron 3 moisEn bac à glaçons : un glaçon, une portion

Servez-le froid ou tiède, jamais brûlant. L’été, un glaçon de bouillon se lèche comme une friandise.

Avant d’en donner à un chien qui souffre des reins, du foie ou du pancréas, ou qui suit un aliment prescrit, demandez l’avis de votre vétérinaire : le bouillon modifie l’apport de protéines et de minéraux, et un bouillon de poulet suffit à fausser un régime d’éviction contre une allergie.

Quand consulter un vétérinaire ?

  • Votre chien a avalé un os cuit ou un fragment et il vomit, salive, force pour faire ses besoins, a du sang dans les selles ou semble abattu.
  • Il vomit plusieurs fois, a le ventre douloureux et reste prostré après un repas gras : c’est un tableau possible de pancréatite.
  • Sa diarrhée dure plus de 24 à 48 heures, contient du sang, ou il s’agit d’un chiot.

Questions fréquentes

Puis-je lui donner le bouillon du pot-au-feu ?

Non : les bouillons de cuisine contiennent presque toujours de l’oignon, du poireau, de l’ail, du sel et des épices. Si vous voulez le faire profiter du pot-au-feu, faites cuire quelques os à part, dans de l’eau seule, avant tout assaisonnement.

Le bouillon d’os convient-il aux chiots ?

Oui, en petite quantité, par exemple pour humidifier leurs croquettes. Un chiot en croissance a besoin d’une alimentation complète et équilibrée : le bouillon reste un à-côté, jamais un substitut de repas.

Mon chien peut-il plutôt ronger un os cru ?

Les os crus ne se brisent pas en éclats comme les os cuits, mais ils exposent aux dents cassées, aux obstructions et aux bactéries. C’est une décision à prendre avec votre vétérinaire, avec un os adapté à la taille du chien et toujours sous surveillance.

Le bouillon d’os aide-t-il un chien qui a la diarrhée ?

Il aide surtout à le réhydrater et à lui redonner envie de manger. Pour le reste, un repas léger de poulet et de riz bien cuits, en petites portions, est la base de la reprise. Consultez si la diarrhée persiste ou s’accompagne de vomissements.

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